UN SAVOIR FAIRE D’EXCEPTION

Haviland est l’un des derniers porcelainiers de France à réaliser sa porcelaine dans son intégralité à Limoges, de la fabrication à la décoration de ses services.

UN SAVOIR FAIRE ANCESTRAL

Artistes du feu, les hommes et les femmes de la manufacture Haviland travaillent la matière en véritables conteurs. Depuis 1842, c’est avec des gestes précis qu’ils donnent sa noblesse au kaolin. Avant de recevoir la prestigieuse estampille Haviland Limoges France, la matière subira l’épreuve du feu, à une température de 1400 degrés. L’émaillage lui donnera son exceptionnelle brillance et son aspect translucide. Puis, pinceau en main, les magiciens de l’or et du pigment donneront vie à l’imagination des plus grands artistes, avec ce savoir-faire unique dont ils ont le secret.

Quelle que soit l’époque, la manufacture Haviland a toujours su allier les exigences du monde moderne à la créativité artisanale.
Toutes les finitions et les travaux artistiques de décoration sont réalisés à la main, de façon artisanale par des ouvriers hautement qualifiés, amoureux de leur produit.

LA PATE A PORCELAINE
Le kaolin, le feldspath et le quartz sont les principaux composant de la pâte à porcelaine. Ils sont broyés et mélangés avec de l’eau. Trois sortes de pâte sont utilisées :
– Pour le calibrage, une pâte molle
– Pour le coulage, une pâte liquide ‘la barbotine’
– Pour le pressage, une pâte sèche en granulés

LA CREATION DES MODELES ET MOULES
Tout commence dans l’atelier de modelage. Les créations originales sont sculptées dans le plâtre. Différents essais, quelquefois très longs et délicats sont nécessaires pour la mise au point du modèle.

Suit la réalisation du matériel destiné à la fabrication des moules de production réalisés à partir du modèle original.

LA FABRICATION 
Le calibrage : Le moule donne la forme extérieure de la pièce et le calibre en acier la forme intérieure.

Le coulage : Les pièces aux formes plus complexes sont obtenues par coulage. La pâte liquide, introduite dans les moules, se dépose uniformément sur les parois en séchant. Quand l’épaisseur désirée est atteinte, l’excédent de pâte est éliminé.
Le pressage : Les pièces sont pressées dans un moule à partir d’une pâte sèche en granulés.
Le garnissage : Les anses, becs et boutons, coulés indépendamment, sont collés sur les pièces avec une pâte liquide de composition pratiquement identique.

Le finissage : Après séchage, la finition permet de rendre les pièces parfaitement lisses après élimination des ‘coutures’ des moules.
La cuisson ‘dégourdi’: La porcelaine subit alors sa première cuisson dite ‘dégourdi’ à 950°C environ. Cette cuisson est destinée à donner à la pâte la résistance et la porosité nécessaire à l’émaillage.
L’émaillage : La porcelaine est ensuite plongée dans un bain d’émail.

L’émail confère à la porcelaine son aspect brillant, son éclat et sa translucidité.
La cuisson ‘grand feu’ : La deuxième cuisson est effectuée pendant 24 heures environ à une température finale de 1400°C permettant les transformations physiques de la pâte et la fusion de l’émail..

LA CREATION DES DECORS 
‘La réussite d’un objet ne tient pas seulement à la qualité du décor en lui-même mais surtout à la façon dont il s’est adapté à la forme qui est destinée à le recevoir.’ Suzanne Lalique (créatrice de nombreux décors best sellers dans les années 30, fille de René Lalique et épouse de Paul Haviland).
Le studio de création Haviland fait appel à des artistes de grand talent d’origines diverses pour rechercher des décors, des harmonies de couleurs pouvant se marier avec les différentes formes d’un service.

LA DECORATION
Après triage et finitions, les pièces peuvent être décorées. Le procédé le plus courant est la chromolithographie.

Après mise au point d’un décor, celui-ci est imprimé sur un papier spécial et transféré sur la porcelaine par l’intermédiaire d’un vernis servant de support au motif.
Les filets en or, en platine ou en couleur ainsi que les garnitures des anses et des boutons sont appliqués au pinceau par les fileurs.

Une nouvelle cuisson est alors nécessaire pour fixer les décors sur l’émail de la porcelaine. La température peut varier de 900°C à 1250°C.

LES INCRUSTATIONS 
Ces joyaux de porcelaine demandent talent artistique, minutie et de longues heures de travail. En effet, pas moins de 11 étapes sont nécessaires pour obtenir ces merveilles.

Une première opération consiste à protéger par un vernis les parties qui ne seront pas incrustées. La pièce est plongée dans un bain d’acide qui attaque l’émail et laisse en relief les parties qui seront polies. La pièce est ensuite nettoyée. Une première couche d’or brillant est appliquée au pinceau. La pièce subit alors une première cuisson à 810°. On applique ensuite une deuxième couche d’or mat et on effectue une nouvelle cuisson à 850°. L’or est ensuite sablé, à l’aide d’un sable très fin. Afin d’accentuer le contraste entre la partie mate (partie gravée) et la partie brillante (partie non gravée du décor), cette dernière subit l’opération du ‘brunissage’, c’est-à-dire un polissage effectué à la main avec une pierre d’agate ou sanguine.